Pour ce premier rendez- vous, Edith a évoqué  un ouvrage d' Henri GOUNELLE (dont Luc - si ma mémoire est bonne- nous avait parlé) : "Les Dieux voyagent toujours incognito".

Paris. L'été. Un suicidaire, qui a peur de vivre et qui n'ose pas ..., est sauvé par quelqu'un qui va le contraindre à exécuter plein de choses qu'il n'aurait jamais osé entreprendre seul mais dont il rêvait cependant.
Réflexions donc sur nos inhibitions, nos conditionnements. Et sur les moyens de s'affirmer et de vivre pleinement sa vie.
En avant, donc. Agissons !
 

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Martine,elle, avait été attirée par "La petite Fille qui aimait la lumière" de Cyril MASSAROTTO : roman qui traite, avec délicatesse, de la transmission, de la relation filiale "choisie".
 Un vieil homme, barricadé dans sa maison, au coeur d'une ville déserte, après un génocide ?, recueille une petite fille blessée.
Le vieux lui raconte la beauté de la vie, les possibilités du futur alors qu'elle lui offre de savourer le présent.
Tendresse. Emotion. Nostalgie ...
 
Michel, amoureux inconditionnel de Lisbonne, avait choisi le délicieux  recueil " Le Goût de Lisbonne "de Jean-Noël MOURET.
Découverte de cette ville magnifique en compagnie de célèbres auteurs portugais contemporains.
Une façon littéraire et savoureuse de (re)découvrir Lisbonne à travers ses ambiances, ses odeurs, sa cuisine, ses traditions ...
Déguster un vieux porto avec A. TABUCCHI ou un mille-feuilles avec J. SARAMAGO ...
 Ah, décidément, je rêve de Lisbonne. Pas vous ?
 
Marie-Noëlle avait opté pour un romancier américain, John WILLIAMS. Pour son roman "Stoner".
Le héros, né pauvre dans une ferme du Missouri, fin du 19ème siècle, est envoyé à l'université par son père (au prix de quels efforts!) pour y étudier l'agronomie. Mais William découvre la poésie et la littérature et devient professeur.
Rupture sociale et douleur .
Vie austère en apparence mais ardente en secret.
Plongée dans l'intimité d'un être intègre mais qui se trompe aussi d'histoire d'amour ...
Désillusion et mélancolie. Roman très émouvant.
 

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Jacqueline avait lu, avec bonheur ( bon nombre de critiques professionnels ne partagent pas son avis mais ce qui compte ici, c'est l' opinion de Jacqueline) ." La Première chose qu'on regarde" de  Grégoire DELACOURT. Vous vous souvenez de "La Liste de mes envies" ? C'était lui !
 
Bref récit d'une histoire d'amour. Sous les apparences se cachent des personnages fragiles. Turpitudes de la vie et rêves de lendemains souriants...
 
Jacqueline s'était plongée aussi dans un thriller danois " Le dernier Homme bon" de A.J. KAZINSKI.
Une légende juive sert de  fil conducteur à cette histoire.
Un tueur sévit à travers le monde avec comme cibles des bienfaiteurs de l'humanité : les Justes.
Sur le dos des cadavres, une marque indéfinissable. Un négociateur de la police de Copenhague aidé par une astrophysicienne vont tenter de décrypter cette énigme.
Suspense et psychologie jusqu'au dénouement !
 

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Annie s'était enthousiasmée pour "La Servante insoumise", 1er roman réussi, de Jane HARRIS.
L'Ecosse au 19ème siècle.
Fuyant un passé sordide, la toute jeune Bessy trouve dans un manoir une place de servante auprès de la toute ravissante Lady Arabella. Celle-ci se pique d'étudier les moeurs des domestiques. Et, à cet effet, elle exige que Bessy consigne tous ses faits et toutes ses pensées intimes par écrit... Entre ces deux êtres esseulés, un lieu fort se tisse. Mais, peu à peu, La maîtresse perd la tête et Bessy domine la situation...
Description des bas-fonds et des moeurs étriquées ou débauchées des notables écossais.
Style alerte, qui ne manque pas de piquant. Et suspense au programme.

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" La servante du Seigneur" de Jean-Louis FOURNIER, romancier que Rose-Marie connaît bien. Spécialiste de l'auto-fiction.
Mais cette fois, le récit ressemble un peu trop à un règlement de comptes.
La fille de l'écrivain était belle, intelligente, drôle ...
Mais elle croise la route d'un "chrétien" et se métamorphose en femme sévère, dogmatique, autoritaire et grise ...
 
Récit court, intimiste, qui mêle souvenirs heureux et présent douloureux.
La réponse de la fille à son père est intéressante et peut susciter des polémiques...
 
 
 Les Chagrins", aussi, de Judith PERRIGNON,
Chagrins des uns et des autres...reliés... mais que chacun porte seul.
Helena, murée dans son passé : enfermée à la prison de la Roquette, après que son amant l'ait abandonnée et où elle a accouché d' Angèle, élevée par sa grand-mère.
Les voix se mêlent. Quête filiale. Sensibilité et désenchantement. Roman que Rose-Marie a aimé.
 

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Pour clôturer, j'évoque le court récit - très réussi- de notre compatriote, Michel CARLY, éminent spécialiste de SIMENON.
Est-ce la pipe (de Maigret) ... qui l'a conduit à celle de MAGRITTE ?
Toujours est-il, que notre écrivain, fort de multiples renseignements recueillis dans les biographies, les archives, les interviews ... s'est glissé dans la peau de Magritte et nous livre ce récit audacieux : "Moi, René Magritte".
Carly recrée Magritte : ses émotions, ses pensées, ses images fondatrices (son père en chapeau melon et costume noir), ses inspirations picturales...
De son enfance dans le Hainaut (Gilly, Châtelet, Charleroi ...) vers ses débuts de jeune dandy artiste à Bruxelles. Et ensuite, son irruption dans la mouvance surréaliste à Paris...
Carly nous livre un portrait inoubliable de Magritte dans un style à la fois très métaphorique bien que très épuré.
L'art d'écrire de Carly épouse l'art de peindre de Magritte : une réussite !